L’addiction à la cigarette électronique ne tient pas qu’à l’habitude : elle repose d’abord sur la nicotine, une substance hautement addictive qui renforce le besoin de vapoter et complique l’arrêt, (comme pour le tabac). L’OMS rappelle que la nicotine peut installer une dépendance même chez des non-fumeurs et rendre difficile le sevrage des produits de vapotage.
Avec les dispositifs actuels (e-liquides dosés, parfois en sels de nicotine), les bouffées procurent un soulagement rapide du manque et entretiennent les pulsions (craving). À cela s’ajoutent des ancrages comportementaux : gestes répétitifs, réflexes “automatiques” en voiture, au travail, devant un écran. Résultat : on peut devenir “accro à la cigarette électronique” même après avoir quitté le tabac, en remplaçant la dépendance par une autre forme de consommation.
Le phénomène concerne toutes les tranches d’âge et suscite des alertes de santé publique ; les organisations internationales pointent une nouvelle vague de dépendance à la nicotine, notamment chez les plus jeunes, ce qui renforce l’intérêt des accompagnements au sevrage.
À La Rochelle, comme ailleurs, l’objectif est de reprendre la main : réduire les déclencheurs, apaiser les envies et sortir du cycle “stress → vape → soulagement bref → manque”. L’hypnose s’inscrit précisément dans cette démarche, en travaillant sur les automatismes et les émotions qui alimentent le vapotage.